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Visiter ...la Lomagne |
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| Les villages en pierre de Lomagne |
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GRAMONT
Ce village plein de caractère occupe un site pittoresque dans la vallée de l’Arrats d’où l’on découvre un panorama étendu et un admirable point de vue. Il est limitrophe du département du Gers et à égale distance de Lavit et de Lectoure.
Gramont s’enorgueillit de posséder un château qui est un des plus beaux de la Lomagne, si ce n’est du Sud-Ouest de la France. C’est autour du château que se sont édifiées les premières maisons pour abriter les gens de maison ainsi que les fermiers et les jardiniers travaillant pour la famille de Montaut, propriétaire du château. Le châtelet gothique et l’aile Renaissance inspirée du goût italien composent les deux parties de cette originale demeure du Sud-Ouest. On y remarque un escalier voûté d’ogives et un petit oratoire. Don de M. et Mme. Dichamp au Centre des Monuments Nationaux, le château, entièrement meublé, accueille durant l’été des expositions et un festival de musique.
Le Musée du Miel, avec la plus grande ruche du monde, attend les curieux pour les initier au monde merveilleux des abeilles. |

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LACHAPELLE
Le village de Lachapelle occupe le sommet d’une colline dominant la vallée de l’Arrats. A 10 Km au Nord-Ouest de Lavit, cette commune est séparée du département du Gers par l’Arrats, venu du plateau de Lannemezan. Depuis sa rive droite, le sol se relève vers l’est jusqu'à une ligne de collines de 230 m d’altitude que longent les routes départementales 2 et 89 au pied desquelles coule le Camuson. Le bourg est bâti à mi pente, sur l’axe routier Lavit-Peyrecave.
Il adopte une forme concentrique autour du château du XIe siècle dans lequel est inclus la chapelle. Castrale à l’origine, puis église paroissiale au XVe siècle, son architecture intérieure (1776) est en bois mouluré peint et doré. Une triple rangée d’arcades, comportant deux étages de tribunes convexes et concaves, occupe le fond de l’église et lui donne un air de théâtre italien. Les visites permettent d’admirer ce joyau unique de style baroque, récemment restauré. |
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LARRAZET
Cette commune s’étend à l’extrême nord-est du canton de Beaumont de Lomagne. La Gimone y dessine, en limite avec Sérignac, une large courbe qu’épouse un route pittoresque.
Le village fut édifié entre 1253 et 1265. Avant 1268, le bourg était fermé par une enceinte cernée par un fossé profond converti en aqueduc périphérique. Ce bourg, coquet et avenant, conserve des restes de son enceinte.
Construit sur un plan régulier, le village comporte des passages couverts dans des rues bordées de maisons anciennes construites du XVIe au XIXe siècles, superbes demeures à colombage et pans de bois
Riche en patrimoine de qualité, l’église Sainte Marie Madeleine (XVIe siècle) à été bâtie en pierre de taille et arbore un retable baroque en chêne massif de 60 m² de superficie. Réalisé en 1687, sans moulages, il offre un ensemble de scènes, de statues et de décors remarquables. Profondeur et foison des regards, émotion des visages, abondance de détails, font de ce retable une œuvre architecturale baroque de tout premier ordre.
Dans ce village fleuri primé en maintes occasions, les Floralies qui se tiennent depuis plusieurs années le deuxième dimanche de mai, connaissent un franc succès.
Johan de Cardailhac, en charge de l’abbaye de Belleperche, fit édifier en 1500 le palais abbatial sur l’emplacement de la tour forte. Propriété privée, ce château est en cours de restauration sous l’égide des « Monuments Historiques » |

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MARSAC
Passé le plateau de Gramont, la départementale 25 descend au ruisseau de Langlés avant de remonter sur Marsac. On aperçoit de loin ce village blotti au pied de la motte castrale naturelle. C’est le type parfait de castelnau.
Depuis la rue principale on voit très bien le château (privé) qui le domine. La grosse tour carrée du XIe siècle située au Sud-Est est la partie la plus ancienne. Au XVe un corps de logis sera construit agrémenté d’une galerie et desservi par un bel escalier à rampe droite, dont les croisées d’ogives s’enrichissent d’un décor Renaissance ; des écuries et des communes édifiés en 1563 achevaient de clôturer une cour, mais ils seront démolis au XIXe siècle, permettant au logis d’avoir une belle vue sur le village. Des aménagements seront apportés au XVIIIe siècle et au siècle suivant.
L’église Saint-Barthélémy, très remaniée en 1858, conserve dans l’une des chapelles un panneau de bois doré représentant Saint-Orens, évêque d’Auch et poète latin (370-439) ; ce petit panneau doré provient d’une chapelle démolie en 1794 situé sur la commune au lieu dit le Corneilhon.
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MAUBEC
Ce village est venu se planter au sommet d’un banc de calcaire qui surplombe la vallée alluviale de la Gimone. Le calcaire blanc est partout présent à Maubec. Il sert d’assise aux vieux remparts qui ceinturent le bourg. Facile à débiter en pierres de taille, il a fourni un excellent matériau de construction.
Les remparts en pierre patinée par les siècles, et l’église Saint-Orens, constituent le point d’orgue de ce village, ancienne cité fortifiée agrémentée de petites ruelles pittoresques. Site défensif redoutable, le village fut à plusieurs reprises le théâtre d’âpres combats.
Lors des Guerres de Religion, les protestants réussirent à pénétrer dans la ville grâce à une brèche ouverte à coups de canon dans le chevet de l’église. Voûtes effondrées, grand clocher abattu, Maubec a gardé longtemps les stigmates de ces affrontements.
L'une des deux cloches de l’église, datant de 1660, rappelle le courage des habitants sauvagement massacrés, ainsi qu’en témoigne une lettre du Maréchal de Matignon à Henri IV.
Aujourd’hui remparts et église sont classés « Monuments Historiques », le village perché au dessus de la Gimone vit paisiblement à l’abri de toutes nuisances, en pleine campagne, en pleine Lomagne.
BIBLIOGRAPHIE |

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